Lors de ce premier article mettant en lumière des femmes inspirantes, Marie Drago, fondatrice de Gallinée, a eu le plaisir de rencontrer Sonia Selaire. Dans cette interview, nous discutons de tout ce qui concerne la beauté, l’âge, la science et bien sûr, le fait d’être une femme. Sonia est une véritable inspiration pour Gallinée, et vous allez maintenant comprendre pourquoi.

Marie : Bonjour Sonia, est ce que tu peux te présenter en quelques mots, et nous raconter ton parcours ?

Sonia : « Je m’appelle Sonia Sélaire, j’ai 44 ans, je suis mariée et maman de deux ados de 14 et 16 ans. Bien que germano-créole (père bavarois et mère réunionnaise), j’habite Bordeaux depuis mes 18 ans.

Je crois que mon parcours est plutôt atypique. Je me suis longtemps cherchée et je me cherche probablement encore. J’ai un master en langues germaniques et scandinaves mais ma vie professionnelle a été pour le moins éclectique : bibliothécaire, professeure de français, assistante maternelle, présidente d’association, maquilleuse, comédienne et maintenant Youtubeuse. »

Marie : J’adore ta vision très décontractée de la beauté, dans une industrie qui pousse un peu le coté anxiogène, tu privilégies beaucoup le plaisir et l’amusement. Sur quel sujet tu aimerais qu’on se détende un peu ?

Sonia : « J’aimerais qu’on se détende sur TOUS les sujets !! Je trouve curieux que certains se focalisent sur des choses insignifiantes mais restent légers sur les vrais sujets comme la protection solaire (pour n’en citer qu’un seul).

La perte de confiance des consommateurs est certainement le problème majeur. J’accepte que je ne sais pas tout et je m’en remets à l’expertise des chimistes, des toxicologues, des scientifiques, tous spécialisés chacun dans leur domaine de compétence, pour me fournir un produit sûr et efficace. Je leur fais CONFIANCE. Mon sujet, c’est le féminin, la féminité, les femmes, le plaisir, le selfcare… Je refuse que mes routines de soins soient une source d’angoisse.

Pendant mes études, j’ai fait beaucoup d’Histoire et je ne peux m’empêcher de préférer nos si décriés parabens au blanc de céruse de Catherine de Médicis, ou encore au Khôl bourré de plomb de l’Égypte ancienne.
Je suis extrêmement légère et détendue vis à vis des cosmétiques tout simplement parce que je sais que les hommes et les femmes qui bossent derrière sont des professionnels, sérieux et passionnés. J’ai la chance d’en rencontrer beaucoup grâce à mon métier de créatrice de contenus sur les internets, à commencer par toi chère Marie.
Je dois dire que ma peau sensible m’a toujours empêchée de sombrer dans le dogme du naturel à tous crins. J’écoute ma peau, elle me le rend bien et quand tout le monde décriait les silicones, ma peau me criait : « Nooooo ( ma peau crie en anglais ) «  Stop aux huiles végétales et aux huiles essentielles, donne-moi des silicones et des huiles minérales ». »

Marie : Je suis fascinée par ta vision de l’âge. En tant que femme on nous dit toujours de rester le plus jeune possible, et toi tu parles de ton âge ouvertement, et de la joie de vieillir. Tu as toujours été comme ça ou ça t’es venue… avec l’âge ?

Sonia : « Quand j’avais 15 ans je m’imaginais déjà en train de préparer mon entrée dans le troisième âge. Et quand j’ai eu mes 40 ans j’étais très loin de me sentir vieille et décatie. J’ai donc commencé à déconstruire tous les clichés qui entourent la femme vieillissante comme autant de squales autour d’une otarie blessée. J’ai décidé que personne ne m’intimerait l’ordre de disparaitre du champ social, de même que personne n’a jamais réussi à faire en sorte que je me maquille moins, ou que je parle moins vite et moins fort.

40 is the new 20 comme disent les anglais. C’est posséder tous les avantages de la vieillesse sans aucun de ses inconvénients. Les cosmétiques et la médecine nous aident à garder une apparence qui nous convient et les années qui passent nous confèrent l’expérience, la sagesse et la mise à distance du jugement des autres. C’est tout bénéf, comme disent les d’jeuns. »

Marie : On sent une forte attirance pour la science dans tes vidéos, tu as été interroger des médecins, tu fais des vidéos sur des sujets assez pointus…. Est-ce que tu aurais aimé être scientifique ? Quelle science t’attire le plus et pourquoi ?

Sonia : « Le regret de ma vie c’est de ne pas être devenue chimiste !!! Fabriquer mes propres cosmétiques, j’aurais adoré.

Cela dit j’aurai bien aimé être dermatologue aussi… La peau est l’organe du corps humain qui me fascine le plus. Cette peau que nous habitons et qui est à la fois une barrière et une liaison, une frontière poreuse et protectrice. C’est aussi la première chose que l’on offre au regard des autres.

J’ai parfois l’impression que la mienne sait avant moi ce qui se passe en moi (stress, tristesse…). Elle est directement connectée à mon inconscient et je m’intéresse de très près à cette discipline, assez récente, qu’est la psycho-dermatologie. Ces prochaines années seront très intéressantes dans la prise en charge des maladies de peau chroniques (psoriasis, eczéma et autres).
Je suis malheureusement une pure littéraire, ce qui me frustre beaucoup mais je reste fascinée par les scientifiques. D’ailleurs j’en ai épousé un et il m’aide à trier le bon grain de l’ivraie. »

Marie : Tu es une des premières influenceuses françaises à t’être intéressée au Microbiome. Comment as-tu découvert ça et pourquoi ça t’intéresse autant ?

Sonia : « Tout simplement parce que j’avais des problèmes de peau et de cuir chevelu ! Mon crédo est : « il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions et s’il n’y a pas de solutions c’est qu’il n’y avait pas de problèmes. »

Tant que je n’ai pas trouvé, je cherche, et c’est comme ça que je suis tombée sur les premiers articles concernant le microbiome et les fabricants de cosmétiques « biome friendly ». Une fois de plus c’est ma peau qui a piloté mes recherches et mes lectures. »

Marie : Et une petite question pour finir, peux-tu nous donner grosso modo ta recette de galette de fibres de tatie Soso ?

Sonia : « Hahaha c’est toujours au pif mais on va dire que c’est la galette bonne santé des intestins : farine de sarrasin, son mélange d’avoine, levures, curcuma, graines de chia, courges, lin, un oeuf, sel et poivre. On délie avec un peu de lait d’avoine et en avant pour la brique sur l’estomac. »

Merci Sonia pour nous avoir livré tes petits secrets ! Nous vous invitons à regarder la chaine YouTube de Sonia.
Et vous pouvez découvrir son produit Gallinée préféré, la Crème Lavante Apaisante, dans la vidéo ci dessous « 10 produits qui ont changé ma vie » dans laquelle elle explique le changement révolutionnaire sur son cuit chevelu.

Marie Drago, fondatrice de Gallinée

La Crème Lavante Apaisante

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